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De la fête des pères aux droits des pères.
Publié le 16/06/2026
La plupart des fêtes des pères se célèbrent au mois de juin, mais cela correspond plutôt au printemps ou à l’été.
Dans les pays catholiques, le Moyen Âge rend hommage au père adoptif et nourricier de Jésus le 19 mars. Il faut attendre plusieurs siècles pour qu’une fête des pères civile se développe aux États-Unis. De façon anecdotique, un fabricant de briquets, Flaminaire, aura l’idée en 1949 de rendre cette fête commerciale, avant qu’elle ne devienne officielle en 1950.
Le droit et les mentalités évoluent petit à petit : le congé parental devient « congé de naissance ».
« À compter du 1er juillet 2021, la durée du congé pour le père (ou le second parent) d’un enfant à naître (ou adopté) double, passant de 14 à 28 jours, dont sept obligatoires. Les trois jours du congé de naissance restent à la charge de l’employeur ; les 25 jours restants sont indemnisés par la Sécurité sociale. Les naissances multiples (jumeaux, triplés…) donnent toujours droit à sept jours supplémentaires.
Cette durée fait passer la France d’une place médiane au niveau européen au peloton des cinq pays les plus avancés sur le sujet. Le congé paternité n’avait pas évolué depuis sa mise en vigueur il y a 18 ans. Ce progrès est majeur : c’est un pas de plus vers l’égalité professionnelle, la justice sociale, l’égalité des sexes et le bien-être des enfants. »
Création d’un congé supplémentaire de naissance à partir du 1er juillet 2026 : il va permettre à chacun des deux parents d’ajouter une période d’un ou deux mois de congé indemnisé à ses droits à congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption. Chaque parent pourra prendre le congé simultanément ou en alternance avec l’autre. Ce congé sera fractionnable en deux périodes d’un mois.
Ce congé sera accessible à l’ensemble des assurés actifs : salariés, indépendants, non-salariés agricoles, fonctionnaires, militaires, agents contractuels de droit public, assurés des régimes spéciaux. Ils devront toutefois avoir pris auparavant leurs congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption.
Pour les salariés, l’indemnisation sera dégressive, soit un premier mois indemnisé à 70 % du salaire net antérieur et un deuxième mois indemnisé à 60 % du salaire net antérieur, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale.
En effet, un enfant peut créer davantage de liens avec ses deux parents, et les pères peuvent ainsi prendre leur place dans l’éducation de leurs enfants. L’Espagne possède le congé parental le plus égalitaire d’Europe. 42 % des parents en congé sont des hommes, contre 11 % en France et 7 % en Allemagne. Les pères espagnols disposent de 16 semaines de congé rémunérées à 100 % du salaire. L’objectif est de mieux répartir l’éducation des enfants.
Le congé parental d’éducation, pris auprès de son employeur par l’un des parents salariés pour participer à l’éducation de son enfant à la suite d’une naissance ou de l’adoption d’un enfant de moins de 16 ans, est un droit ouvert à tous les employés ayant au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise à la date de naissance de l’enfant, précise la CAF.
Derrière les questions de la durée de ces congés et de leur indemnisation se cache un enjeu d’égalité : environ 30 % des pères n’ont pas recours au congé paternité, montrait une étude de la Drees au mois de juillet.Quant à ceux qui ont des enfants plus grands : adolescents, vingtenaires, trentenaires, quadragénaires… (Même à soixante ans, si l’on a encore la chance d’avoir son papa, on reste son enfant.) Aussi, quand il a pris soin de nous, ou qu’il s’est extasié devant des dessins pas toujours réussis, ou qu’il nous a appris à faire du vélo, ou qu’il nous a conseillés, parfois justement, parfois non, etc., il nous revient de prendre soin de lui : chocolats, équipements divers, soins pour le visage ou le corps, parfums… Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Et les pères peuvent avoir des allergies : prenez conseil auprès de votre pharmacienne ou de votre pharmacien.